Un même lieu, deux époques. Faites glisser le curseur et remontez le temps à travers les communes du Champsaur et du Valgaudemar : hier en noir et blanc, aujourd'hui en couleur.
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Suivez ici, au fil des semaines, l'avancée du projet : recherches, repérages, prises de vue et anecdotes de terrain.
Comment nos villages ont-ils évolué au fil du temps ? Que nous racontent les photographies anciennes sur les paysages, les habitants et les modes de vie d'autrefois ?
C'est autour de ces questions qu'est né le projet « Village d'autrefois : Mémoire des paysages ».
Pendant une année, habitants, bénévoles, jeunes et passionnés de photographie se sont mobilisés pour créer un dialogue entre les images d'hier et celles d'aujourd'hui.
Le principe est simple : retrouver des photographies anciennes, identifier les lieux où elles ont été prises, puis retourner sur place pour réaliser une nouvelle image depuis le même point de vue.
En mettant les deux photographies en regard, nous découvrons les transformations du territoire : évolution des villages, développement de la végétation, construction de nouvelles habitations, modification des routes ou encore transformation des cours d'eau.
Mais le projet ne se limite pas à comparer deux images. Il s'agit également de transmettre une mémoire, de recueillir les souvenirs des habitants et de porter un nouveau regard sur notre territoire.
« Village d'autrefois » est avant tout une aventure collective, à la croisée de la photographie, du patrimoine et de la mémoire.
Photo Denis Lebioda
Au mois de février, Charlyne, Elsa et Yves ont quitté le Champsaur-Valgaudemar pour se rendre à Paris à l'occasion de la remise des prix Rural Innov.
Cette année, l'événement mettait à l'honneur les initiatives autour du thème : « Héritages vivants, territoires en mouvement ».
Et quelle belle surprise pour notre territoire : le projet « Villages d'autrefois : Mémoire des paysages » a été récompensé ! 🏆
Cette distinction vient saluer le travail collectif mené autour de la mémoire, du patrimoine et de la photographie sur notre territoire rural. Elle récompense également l'engagement de Planète Champsaur-Valgaudemar, du Musée de la photographie Vivian Maier, de l'association Regards Alpins, du Photolab et de l'ensemble des bénévoles qui participent à cette belle aventure.
Une belle reconnaissance pour notre territoire
Le projet « Villages d'autrefois » est né d'une envie simple : faire dialoguer les images d'hier et d'aujourd'hui, tout en préservant la mémoire de nos villages.
Grâce à la mobilisation des habitants et des bénévoles, de nombreuses photographies anciennes ont été collectées, numérisées et étudiées. Ces images deviennent ensuite le point de départ d'un véritable travail de recherche et de rephotographie sur le terrain.
Cette récompense constitue une belle reconnaissance pour toutes celles et ceux qui s'investissent depuis le début du projet et qui contribuent, chacun à leur manière, à faire vivre la mémoire du Champsaur-Valgaudemar.
Une journée parisienne riche en rencontres
Ce déplacement à Paris a également été l'occasion de découvrir des lieux emblématiques et de vivre de beaux moments d'échange.
Charlyne, Elsa et Yves ont notamment eu l'opportunité de visiter l'Assemblée nationale et d'échanger avec Madame Rossi, députée des Hautes-Alpes, ainsi qu'avec Monsieur Fournier, ministre chargé de la Ruralité.
Une journée riche en rencontres et en découvertes, qui restera un moment fort dans l'aventure du projet.
Mais l'aventure continue dans la vallée ! 🌱
Ce prix ne marque pas la fin de l'aventure, bien au contraire !
Le projet « Villages d'autrefois » poursuit aujourd'hui son chemin à travers le Champsaur-Valgaudemar.
Nous continuons à collecter et à scanner vos photographies et cartes postales datant d'avant 1975, afin de préserver et de valoriser la mémoire de nos villages.
Chaque album de famille peut contenir une image précieuse. Chaque photographie peut raconter une histoire et nous aider à mieux comprendre l'évolution de notre territoire.
Alors, n'hésitez pas à ouvrir vos tiroirs, vos boîtes à souvenirs et vos albums de famille !
Un grand bravo au Photolab, aux associations Vivian Maier et Regards Alpins, à tous les bénévoles et à l'ensemble des habitants qui participent à cette belle aventure collective !
Et surtout : merci à toutes et à tous de faire vivre la mémoire de notre territoire.
Crédit photo : Margot L'Hermite
Avant de repartir photographier les paysages, il fallait d'abord retrouver les images du passé.
Pendant un an, 25 bénévoles se sont mobilisés pour aller à la rencontre des habitants de 15 villages du Champsaur-Valgaudemar.
Albums de famille, boîtes à souvenirs, tiroirs et collections privées se sont ouverts pour révéler un patrimoine photographique souvent méconnu.
Au total, plus de 182 photographies anciennes ont été collectées.
Ces images racontent la vie quotidienne, les paysages, les villages et les transformations du territoire. Elles montrent des rues aujourd'hui modifiées, des maisons disparues ou transformées, des paysages parfois méconnaissables et des scènes de vie qui témoignent d'une autre époque.
Chaque photographie est également l'occasion d'une rencontre et d'un échange. Derrière une image se cachent souvent une histoire, un souvenir, un lieu ou une personne.
Cette collecte constitue le point de départ de toute la démarche photographique : pour comprendre le territoire d'aujourd'hui, nous avons commencé par regarder celui d'hier.
Photo Denis Lebioda
Dans le cadre du projet « Village d'autrefois : Mémoire des paysages », les participants du Photolab ne se sont pas seulement rendus sur le terrain pour retrouver les points de vue d'autrefois. Ils ont également appris à travailler les images grâce aux outils de retouche et de montage photographique.
Après avoir retrouvé les lieux et réalisé les photographies contemporaines, une nouvelle étape commençait : faire dialoguer les images anciennes et les images d'aujourd'hui.
Deux époques, une même image
L'objectif de la formation était d'apprendre à superposer une photographie ancienne et une photographie contemporaine.
Pour cela, les participants ont découvert différentes techniques de montage à l'aide des logiciels GIMP et Affinity.
La première étape consiste à importer les deux images et à les placer l'une au-dessus de l'autre. Il faut ensuite ajuster leur taille, leur orientation et leur position afin de faire correspondre les différents éléments du paysage.
Un clocher, une façade, une montagne ou encore une route deviennent alors de précieux repères pour aligner les deux photographies.
Ce travail demande de la précision et de la patience : quelques centimètres de différence sur le terrain peuvent parfois modifier complètement la perspective de l'image.
Apprendre à travailler avec les calques
Au cours de la formation, les participants ont découvert le fonctionnement des calques, un outil essentiel dans le travail de montage photographique.
Grâce à la transparence, il devient possible de voir simultanément l'image ancienne et la photographie contemporaine.
Petit à petit, les deux époques se rencontrent.
Les participants ont également expérimenté différentes techniques de sélection et de détourage afin de faire apparaître certains éléments du passé au cœur du paysage actuel.
Une maison disparue peut ainsi réapparaître dans une rue contemporaine. Un ancien chemin peut se dessiner sur le paysage d'aujourd'hui. Les transformations du village deviennent alors visibles directement dans l'image.
GIMP et Affinity : deux outils pour expérimenter
La formation a permis de découvrir les possibilités offertes par les logiciels gratuits
Les participants ont appris à : importer et organiser les images ; utiliser les calques ; modifier la taille et l'orientation d'une photographie ;ajuster la transparence des images ;utiliser les outils de sélection ;détourer certains éléments ;superposer plusieurs photographies pour créer des montages entre passé et présent.
Au-delà de l'apprentissage technique, ces ateliers ont permis aux participants d'expérimenter et de développer leur propre manière de raconter les transformations du territoire.
Quand les images racontent le temps
Le montage photographique devient ici bien plus qu'un simple exercice technique.
En superposant les images anciennes et contemporaines, les participants font apparaître le passage du temps.
Les paysages se transforment sous nos yeux.
Certaines constructions disparaissent, d'autres apparaissent. La végétation évolue. Les routes changent. Pourtant, certains éléments restent immuables et deviennent des repères entre les générations.
Grâce au travail réalisé sur les logiciels, les photographies collectées prennent une nouvelle dimension.
Elles ne sont plus seulement des images du passé ou des témoignages du présent.
Elles deviennent des images de rencontre, où deux époques se superposent pour raconter l'histoire d'un même territoire.
Photo extrait du Journal de bord
Une fois les photographies anciennes collectées, une nouvelle aventure a commencé : partir sur le terrain pour retrouver les lieux où elles avaient été réalisées.
Photographies en main, les bénévoles et les participants du PhotoLab ont parcouru les villages à la recherche d'un clocher, d'une façade, d'une montagne ou d'un chemin.
L'objectif : retrouver le même point de vue que le photographe d'autrefois.
Mais l'exercice est loin d'être simple.
Il faut chercher le bon angle, la bonne distance et la bonne hauteur. Il faut observer les détails et comparer le paysage ancien à celui qui nous entoure aujourd'hui.
Et souvent, il faut s'adapter.
La végétation a grandi, les routes ont changé, de nouvelles maisons sont apparues et certains éléments du paysage ont disparu.
La rephotographie devient alors une véritable enquête photographique.
Une fois les nouvelles images réalisées, elles peuvent être mises en regard ou superposées aux photographies anciennes. Ces montages révèlent alors le passage du temps et les transformations parfois spectaculaires de nos paysages.
Rephotographier, c'est finalement regarder un lieu avec les yeux du passé.
Photo extrait du Journal de bord
Dans le cadre du projet « Village d'autrefois », les groupes du Photolab se sont également intéressés à une autre manière de photographier : la photographie en relief.
À la suite du don de plaques de verre stéréoscopiques à l'association Regards Alpins, les participants ont découvert les techniques utilisées par les photographes du début du XXe siècle pour créer une impression de profondeur.
Vers 1930, Henri Coufourier photographiait notamment le Valgaudemar à l'aide d'un appareil binoculaire.
Cet appareil permettait de réaliser deux images légèrement décalées. Observées à travers un stéréoscope, elles donnaient alors l'impression de voir la scène en trois dimensions.
Les participants du Photolab se sont formés à l'anaglyphe, une technique permettant de créer des images en relief grâce à deux photographies et à des lunettes bicolores.
Ils sont ensuite partis sur les traces d'Henri Coufourier afin de retrouver ses points de vue et de photographier à nouveau les paysages du Valgaudemar.
Une manière originale de faire dialoguer les techniques photographiques d'hier et celles d'aujourd'hui.
Et si la 3D n'était finalement pas aussi moderne que nous le pensions ?
Photo extrait du Journal de bord
Rouge, cyan et une drôle de sensation de profondeur...
Bienvenue dans l'univers de l'anaglyphe !
Cette technique photographique permet de créer une impression de relief à partir de deux images légèrement décalées.
Le principe s'inspire directement de notre vision. Nos deux yeux ne voient pas exactement la même image. C'est cette légère différence qui permet à notre cerveau de percevoir la profondeur.
En photographie, deux images prises depuis des points de vue légèrement différents peuvent ainsi être assemblées.
Grâce à des lunettes bicolores, chaque œil ne perçoit qu'une partie de l'image et le cerveau reconstitue alors une sensation de relief.
Cette technique peut sembler surprenante, mais elle s'inscrit dans une longue histoire de la photographie en trois dimensions.
Dans le cadre du projet « Village d'autrefois », les participants du Photolab ont expérimenté cette technique pour donner une nouvelle dimension aux paysages du Champsaur-Valgaudemar.
Une expérience à découvrir avec vos lunettes !
Et si, le temps de quelques après-midis, nous devenions photographes d'un autre temps ?
Les jeunes de Planète Champsaur-Valgaudemar ont relevé le défi en partant sur les traces de la photographe Vivian Maier.
Accompagnés par des bénévoles de l'association Vivian Maier, ils ont découvert son univers et sa manière de photographier.
Appareil en main, les jeunes ont parcouru le centre-bourg de Saint-Bonnet-en-Champsaur, puis les rues de Saint-Julien-en-Champsaur, à la recherche de scènes, de détails et de points de vue.
Ils ont appris à observer avant de photographier.
À prendre le temps.
À chercher le bon cadrage.
À regarder leur environnement autrement.
L'expérience s'est poursuivie aux côtés d'Alain et de son Rolleiflex. Les jeunes ont ainsi découvert une autre manière de pratiquer la photographie, loin de l'instantané et des écrans.
Une aventure photographique entre passé, présent et transmission.
Dans le cadre du projet « Le Baladeur », l’association Planète Champsaur-Valgaudemar, le Pôle santé du Champsaur-Valgaudemar et le PAT de la Communauté de communes se sont associés pour aller à la rencontre des habitants de plusieurs communes de la vallée. Une initiative qui mêle convivialité, échanges et découverte des services d’accompagnement disponibles sur le territoire.
Le principe est simple : installer un café itinérant au cœur des villages afin de créer un espace de rencontre et de discussion. Autour d’un café, les habitants sont invités à échanger, à participer à différentes animations et à découvrir les nombreux services et dispositifs qui peuvent les accompagner au quotidien.
Dans le cadre de cette démarche, le équipe du PhotoLab s'est notamment rendues à Poligny, ainsi que dans deux communes du Valgaudemar, La Chapelle-en-Valgaudemar et Villar-Loubière. À chaque étape, le café itinérant a pris place sur la place du village, offrant aux habitants un moment privilégié pour se retrouver et partager leurs souvenirs.
Mais au-delà de ces rencontres, Le PhotoLab avait également un objectif particulier : recueillir la mémoire des habitants et partir à la recherche de leurs histoires.
Pour accompagner le projet, Félix, stagiaire en classe de terminale dans la filière CIEL au lycée Poutrain, a rejoint l’équipe du Baladeur. Présent lors des différentes étapes, il avait notamment pour mission d’enregistrer les témoignages des personnes rencontrées. Grâce à son travail, les anecdotes, souvenirs et récits partagés par les habitants pourront être conservés et réutilisés dans le cadre du projet. Ces témoignages, enregistrés sous forme sonore, permettront de conserver une trace de cette mémoire locale et de faire vivre les récits transmis par les habitants.
Les enregistrements récoltés viendront notamment alimenter l’exposition du projet « Village d’autrefois », consacrée à l’histoire et à l’évolution des communes du territoire. Une manière de mettre en valeur la mémoire collective et de faire dialoguer les générations autour de l’histoire des villages.
Pour accompagner les échanges, une tablette contenant les photographies réalisées dans le cadre de l’atelier photo était également mise à disposition. Ces images reprennent notamment d’anciennes photographies des différentes communes, datant pour certaines des années 1900 à 1970.
Les habitants ont ainsi pu comparer les paysages d’autrefois avec ceux d’aujourd’hui, observer les transformations des villages et, surtout, se replonger dans leurs propres souvenirs. Une ancienne maison, une place, un commerce ou encore un paysage peuvent parfois suffire à faire ressurgir une anecdote ou le souvenir d’une personne.
Cette approche permet de croiser photographies et témoignages, afin de mieux comprendre l’évolution du territoire tout en donnant la parole à celles et ceux qui en ont vécu les transformations.
À travers « Le Baladeur », les partenaires du projet créent ainsi des espaces de proximité où l’information, la convivialité et la mémoire locale se rencontrent. Une façon originale d’aller à la rencontre des habitants, de valoriser leurs histoires et de faire vivre le patrimoine immatériel des villages de la vallée.
En 2006 L’école de Pont du Fossé, l’association ASCR et la commune se sont réunies autour d’un beau projet : faire découvrir aux enfants et aux habitants l’histoire de leur village, de ses écoles, de ses métiers et de la vie quotidienne d’autrefois.
À travers des recherches, des photographies anciennes, des témoignages et des échanges avec les habitants, les élèves sont invités à remonter le temps et à mieux comprendre comment Pont-du-Fossé s’est construit et transformé au fil des générations.
L’école d’autrefois
Le projet s’intéresse notamment à l’histoire de l’école. Les élèves découvrent comment elle fonctionnait autrefois, bien différente de celle d’aujourd’hui.
Les anciennes classes, la séparation entre filles et garçons, la vie des enfants et les conditions d’enseignement permettent de mesurer les nombreux changements intervenus au fil du temps.
Le village et ses habitants
Le travail porte également sur l’évolution du village de Pont-du-Fossé et de ses différents quartiers.
Les élèves cherchent à retrouver les anciens bâtiments, les commerces, les hôtels, les fermes et les lieux qui faisaient autrefois vivre le village. Certaines constructions ont disparu, d’autres ont changé de fonction ou ont été profondément transformées.
Les anciennes photographies sont ainsi comparées aux paysages actuels afin de comprendre comment le village s’est développé.
Cette démarche permet également de mettre en valeur les habitants qui ont contribué, génération après génération, à la vie et au développement de Pont-du-Fossé.
Le moulin, au cœur de l’histoire locale
Une partie importante du projet est consacrée au moulin et à son rôle dans la vie du village. Autrefois, le moulin permettait notamment de transformer le blé en farine. L’eau et son énergie étaient essentielles au fonctionnement de nombreuses installations. Le projet cherche à expliquer aux enfants comment fonctionnaient ces anciens équipements et quelle place ils occupaient dans l’économie locale.
L’histoire du moulin permet également d’aborder les différentes formes d’utilisation de l’eau et de l’énergie au fil du temps, ainsi que les transformations techniques qui ont progressivement modifié la vie du village.
Les métiers et la vie quotidienne
Le projet permet aussi de redécouvrir les métiers et les activités qui existaient autrefois dans le village : agriculteurs, meuniers, commerçants, artisans et autres professions aujourd’hui disparues ou transformées. La ferme, le moulin, les commerces et les établissements d’accueil comme les hôtels occupaient une place importante dans la vie locale. À travers les documents anciens, les élèves découvrent également les moyens de transport utilisés autrefois, les anciennes routes et les évolutions qui ont accompagné le développement du tourisme.
Le tourisme et le développement du village
Pont-du-Fossé a également connu une évolution liée au tourisme. Les anciennes photographies permettent de retrouver les hôtels et différents lieux d’accueil qui existaient autrefois. L’arrivée de nouveaux moyens de transport et le développement des routes ont progressivement facilité l’accès au village et participé à son évolution. Ce travail permet de comprendre comment Pont-du-Fossé est passé d’un village essentiellement tourné vers les activités agricoles et artisanales à un territoire également marqué par le tourisme.
Transmettre la mémoire aux nouvelles générations
Au-delà de la simple découverte historique, ce projet constitue surtout un travail de transmission de la mémoire locale.
Les enfants deviennent acteurs de leurs recherches. Ils observent les photographies, interrogent les adultes, découvrent les anciens métiers et cherchent à comprendre les transformations du village. Le rôle de l’ASCR, de la commune et de l’école est essentiel dans cette démarche. En réunissant leurs connaissances, leurs archives et leurs souvenirs, ils permettent de conserver une partie de l’histoire de Pont-du-Fossé et de la transmettre aux générations futures.
Ce projet est également une manière de créer du lien entre les générations : les anciens racontent, les enfants découvrent, et chacun contribue à faire vivre l’histoire du village.
À travers ce travail, Pont-du-Fossé raconte son histoire : celle de son école, de son moulin, de ses fermes, de ses commerces, de ses hôtels, de ses routes, de ses cours d’eau et surtout de ses habitants.
Les photographies et les témoignages réunis constituent une véritable mémoire collective.
Ce projet porté par l’école, l’ASCR et la commune montre ainsi que le patrimoine n’est pas seulement constitué de bâtiments ou de paysages. Il est aussi fait de souvenirs, de métiers, de savoir-faire et d’histoires humaines.
Faire connaître cette mémoire aux enfants, c’est permettre à l’histoire de Pont-du-Fossé de continuer à vivre.
Ce projet n'existerait pas sans la générosité des habitants et des familles qui ont accepté de nous confier leurs souvenirs. Qu'elles concernent des photographies anciennes, des clichés récents ou les montages qui les font dialoguer, toutes les images de cette exposition doivent beaucoup à celles et ceux qui ont bien voulu les partager. Nous les en remercions chaleureusement.
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